—Est-ce que nous avons du nouveau? demanda Caffié, en passant de l'entrée dans son cabinet.
—Non, répondit Saniel.
—Eh bien, alors? demanda Caffié en prenant place dans son fauteuil devant son bureau, qu'éclairait une lampe, c'est donc pour ma jeune personne que vous venez; cet empressement est d'un heureux augure.
—Non, ce n'est pas de cette jeune personne que je veux vous entretenir...
—Je le regrette.
Saniel avait tiré sa montre en s'asseyant vis-à-vis de Caffié; deux minutes s'étaient écoulées depuis qu'il avait quitté le vestibule; il fallait se hâter... De peur de ne pas se rendre compte du temps écoulé, il garda sa montre dans sa main.
—Vous êtes pressé?
—Oui, et je viens tout de suite au fait: c'est de moi qu'il s'agit, de ma position, et c'est un dernier appel que je veux vous adresser. Il faut jouer cartes sur table. Vous pensez sans doute, que poussé par ma détresse et voyant que je vais être à jamais perdu, je me déciderai à accepter ce mariage qui me sauverait?
—Pouvez-vous supposer ça, mon cher monsieur? s'écria Caffié.
Mais Saniel l'arrêta: