Abandonnant la cheminée, elle poussa la porte et entra dans le salon.

Roger vint au-devant d'elle, les mains tendues, mais, avant de l'aborder, il s'arrêta surpris, inquiet de lui voir les yeux rougis et le visage convulsé.

—Avez-vous donc des craintes? demanda-t-il vivement.

Elle comprit que le domestique qui avait reçu Roger s'était déjà acquitté de son rôle et que le duc croyait madame de Barizel malade.

—Non, dit-elle, aucune; ma mère garde la chambre tout simplement, ce n'est rien.

—Mais vous paraissez troublée?

—Un peu nerveuse, voilà tout.

Elle lui tendit la main, qu'il serra doucement, mais sans la retenir plus longtemps qu'il ne convenait.

Ils s'assirent vis-à-vis l'un de l'autre, Corysandre dans le fauteuil, Roger sur la chaise, qui avaient été disposés par madame de Barizel.

Alors il s'établit un moment de silence, comme s'ils n'avaient eu rien à se dire.