—Cela le décida; il se mit à écrire assez rapidement, sans s'arrêter; les feuillets s'ajoutèrent aux feuillets.

—Il ne faudrait pas que cela fût trop long, dit madame de Barizel.

—Je sais bien, mais c'est que c'est le diable de faire court: il faut des préparations, des transitions.

—Chez une jeune fille? Enfin, allez.

Il alla encore et il arriva enfin au bout de son sixième feuillet.

—Je crois que c'est assez, dit-il, voulez-vous voir?

—Si vous voulez lire vous-même, je suivrai mieux.

Il commença sa lecture, que madame de Barizel écouta sans interrompre, sans un mot d'approbation ou de critique. Ce fut seulement quand il se tut qu'elle prit la parole.

—C'est admirable, dit-elle, plein de belles phrases bien arrangées et de beaux sentiments merveilleusement exprimés, seulement ce n'est pas tout à fait ainsi qu'écrit une jeune fille.

—Ah! dit Leplaquet d'un air pincé.