«Si tu avais été en état de remplir cette surveillance, je n'aurais pas été obligé de prendre cette petite aux cannetières.»
Perrine le vit se cabrer d'un air rageur sous cette observation faite d'une voix sévère, mais Casimir se contint pour répondre presque légèrement:
«Il est certain que si j'avais pu prévoir qu'on me ferait un jour quitter l'administration, pour l'industrie, j'aurais appris l'anglais plutôt que l'allemand.
— Il n'est jamais trop tard pour apprendre», répliqua M. Vulfran de façon à clore cette discussion où de chaque côté les paroles étaient parties si vite.
Perrine s'était faite toute petite, sans oser bouger, mais Casimir ne tourna pas les yeux vers elle, et presque aussitôt il sortit donnant le bras à son oncle; alors elle fut libre de suivre ses réflexions: il était vraiment dur avec son neveu, M. Vulfran, mais combien le neveu était-il rogue, sec et déplaisant! S'ils avaient de l'affection l'un pour l'autre, certes il n'y paraissait guère! Pourquoi cela? Pourquoi le jeune homme n'était-il pas affectueux pour le vieillard accablé par le chagrin et la maladie? Pourquoi le vieillard était-il si sévère avec l'un de ceux qui remplaçaient son fils auprès de lui?
Comme elle tournait ces questions, M. Vulfran rentra dans l'atelier, amené cette fois par le directeur, qui, l'ayant fait asseoir sur une caisse d'emballage, lui expliqua où en était le travail des monteurs.
Après un certain temps, elle entendit le directeur appeler à deux reprises:
«Aurélie! Aurélie!»
Mais elle ne bougea pas, ayant oublié qu'Aurélie était le nom qu'elle s'était donné.
Une troisième fois il cria: