«Vous trouverez M. Vulfran dans son cabinet», dit-il en s'éloignant les mains dans ses poches.

Comme ce n'était pas la première fois que le banquier venait à
Maraucourt, il n'eut pas de peine à trouver le cabinet de
M. Vulfran, et arrivé à sa porte, il s'arrêta un moment pour se
préparer.

Il n'avait pas encore frappé qu'une voix, celle de M. Vulfran, cria:

«Entrez!»

Il n'y avait plus à différer, il entra en s'annonçant:

«Bonjour, monsieur Vulfran.

— Comment, c'est vous! à Maraucourt!

— Oui, j'avais affaire ce matin à Picquigny; alors j'ai poussé jusqu'ici pour vous apporter des nouvelles de Serajevo.»

— Perrine assise à sa table n'avait pas besoin que ce nom fût prononcé pour savoir qui venait d'entrer: elle resta pétrifiée.

«Eh bien? demanda M. Vulfran d'une voix impatiente.