Gravement le commissaire déclara qu'il avait un mandat de justice à faire exécuter.

—La justice, on ne lui demande rien, répondit la même voix goguenarde.

—C'est elle qui va te demander quelque chose, mauvais gredin, dit un agent.

—Des injures! c'est la police, dit la voix, et presque aussitôt la porte s'ouvrit, tirée par Denizot, qui montra son visage narquois.

Derrière lui, se tenait Sorieul, calme et digne.

—De quel droit troublez-vous notre repos? demanda Sorieul.

—J'ai un mandat d'amener contre Antoine Chamberlain, dit le commissaire, ouvrant son paletot et montrant son écharpe.

—Faites voir, je vous prie, dit Sorieul.

Pendant ces quelques paroles qui s'étaient échangées assez rapidement, les agents avaient envahi l'atelier et la cuisine.

—Antoine Chamberlain n'est pas ici, dit Sorieul.