—Peut-être.

Et il monta à la chambre de sa femme où il s'enferma; bien qu'il n'eût jamais ouvert une seule des armoires de sa femme, il en avait les doubles clefs, il lui fallut peu de temps pour trouver celle qui allait au coffre dans lequel elle serrait ses bijoux.

Il fut surpris de le voir vide et de n'y plus trouver que le collier réparé par MM. Marche et Chabert, à côté du bracelet avec une émeraude entourée de diamants que sa femme lui avait dit avoir acheté quelque temps auparavant. Il fut pour le prendre aussi, mais ayant ouvert l'écrin sans y trouver de nom ni l'adresse, il le laissa, et n'emporta que le collier, se demandant ce qu'elle avait fait de ses autres bijoux et pourquoi ils avaient disparu, car tout lui était matière à pourquoi maintenant: ce qui était aussi bien que ce qui n'était pas.

Mais ce qu'il se demandait surtout, c'était ce qu'allait lui répondre le bijoutier; avec quelle impatience, quelle anxiété il comptait les minutes dans le trajet de Nogent à la Bastille et de la Bastille à la rue de la Paix!

Le bijoutier était chez lui, Fourcy ouvrit l'écrin et présenta le collier.

—C'est bien vous, monsieur, qui avez vendu ce collier?

—Parfaitement.

—Je désire savoir… quand,—il hésita embarrassé, honteux,—et dans quelles conditions.

—Mais, monsieur, dit le bijoutier en se redressant comme s'il n'était pas disposé à répondre.

—Je me nomme Jacques Fourcy, de la maison Charlemont, et vous devez comprendre…