« N’y touche pas ! me cria le Patron. Mary, recule. »
Il s’approcha obliquement de Barnes, comme un chat qui flaire un objet inconnu. Barnes laissa échapper un long soupir et ne bougea plus. Le Patron le poussa doucement du bout de sa canne.
« Patron, dis-je, il me semble qu’il serait temps de nous tirer.
— Nous ne courons pas plus de risques ici qu’ailleurs, dit-il sans se retourner. L’immeuble en est peut-être rempli.
— Rempli de quoi ?
— Comment veux-tu que je le sache ? Rempli d’êtres comme lui. »
Il désignait du doigt le cadavre de Barnes. « C’est justement cela qu’il faut que je découvre, conclut-il.
— Il respire encore ! s’écria Mary avec un sanglot étouffé. Regardez ! »
Le cadavre gisait face contre terre et le dos du veston se soulevait comme si la poitrine du mort se dilatait encore. Le Patron y jeta un coup d’œil et tâta le corps du bout de sa canne.
« Viens ici, Sam », ordonna-t-il.