Graves leva la tête. « Mais il faut bien que je…

— Pas question ! Je veux que vous l’étudiiez, d’accord, mais il faut d’abord que vous me le conserviez vivant. En deuxième lieu il faut l’empêcher de s’échapper. En troisième lieu il faut vous protéger vous-même contre lui. »

Graves sourit.

« Ça ne me fait pas peur. Je…

— Il faut en avoir peur ! C’est un ordre.

— J’allais vous dire qu’il faudrait que je mette au point un incubateur pour le garder en vie après que nous l’aurons enlevé de son porteur. Il est évident que ces êtres ont besoin d’oxygène. Non pas d’oxygène libre, mais d’oxygène fourni par le porteur. Un gros chien suffirait peut-être…

— Non, dit sèchement le Patron. Laissez-le là où il est.

— Quoi ? Cet homme est volontaire ? »

Le Patron ne répondit pas.

« Tout cobaye humain doit être volontaire, insista Graves. C’est une question de conscience professionnelle. »