— Enlevez-moi ça !

— Hein ? »

Le Patron agita son pistolet. « Tiens-toi prêt à lui sauter dessus », me dit-il.

L’homme ôta sa blouse. Ses épaules étaient nues et ne présentaient aucune éruption suspecte. « Emmenez-moi cette saleté et brûlez-la, ordonna le Patron. Vous retournerez à votre travail après. »

L’homme se hâta de sortir, rouge de confusion. Il s’arrêta à la porte.

« Patron, dit-il, êtes-vous toujours disposé à faire votre… expérience ?

— Bientôt. Je vous préviendrai. »

Il sortit. Le Patron remit avec lassitude son arme dans son étui.

« On a beau afficher un règlement, le faire lire tout haut, le leur faire émarger, ça ne sert à rien. On pourrait le leur tatouer sur la peau qu’il y aurait encore un malin pour s’imaginer que ça ne le concerne pas. Ah ! ces savants ! »

Je revins à mon ancien « maître ». Sa vue me révoltait toujours, mais j’éprouvais en même temps une forte impression de danger qui n’était pas entièrement déplaisante.