—Mais je ne désire pas que ma vie soit rendue publique.
—On peut l'écrire avec des changements de détail et de noms, de façon qu'on ne reconnaisse pas les personnages.
Mon interlocuteur hésitait. Je fis un dernier effort en lui disant que l'histoire de sa vie serait une force et un exemple, un encouragement pour les uns, un stimulant pour les autres, et qu'elle aiderait peut-être puissamment à la fondation de nouvelles écoles.
—C'est une affaire grave, dit-il; j'en veux causer d'abord avec ma femme. Il n'y a qu'un moyen, c'est que vous soupiez avec nous. Ne me refusez pas, sinon vous ne connaîtrez certainement pas notre histoire.
Je me laissai persuader; je passai cette soirée entre Bavon et Godelive. En face de moi étaient assis le vieux Damhout, Christine, sa femme, et la mère Wildenslag; à l'autre bout de la table se tenaient quatre charmants enfants: deux garçons et deux filles.
Je quittai cette maison, la tête remplie de doux rêves, le cœur plein de paroles d'amitié, de bonheur et d'amour, et la mémoire pleine de la simple et touchante histoire que j'ai racontée dans ce livre.
FIN
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Imprimerie D. BARDIN, à Saint-Germain.
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