Elle lui dit:
—Regardez dans la musique qui est là si quelque chose vous convient. Je prends mon violon.
Il feuilleta les cahiers, lisant les titres.
—Oh cela!... J'adore cela!... Voulez-vous?
—Oui...
Il avait choisi une sonate de Franck, dont l'accompagnement était difficile. Elle le savait, et curieuse, elle attendit.
Il s'était assis au piano et préluda.
Alors, dès les premières mesures, elle comprit la tranquille aisance de sa proposition. Autant qu'elle-même, il comprenait, sentait la musique, et il jouait en exécutant rompu aux difficultés.
Tout de suite, sans même qu'elle en prit conscience, ce devint pour elle une jouissance de jouer avec un tel accompagnateur qui la suivait, non pas servilement, mais note à note, avec une surprenante intuition de ce qu'elle souhaitait, du caractère de l'œuvre, de l'interprétation qu'elle lui donnait...
Quand tous deux s'arrêtèrent, avec un ensemble de professionnels, une exclamation très sincère jaillit des lèvres de Claude: