—Je vous aide? Claude. Comme les vacances vous ont bien réussi! Vous me donnez une terrible tentation de vous demander quelques séances de pose... Je suis sûre qu'avec vous, je ferais quelque chose d'intéressant!

—Lily, où trouverais-je jamais le temps de poser!... Tenez, voulez-vous porter une tasse de thé au professeur Delbeau? Prenez le sucre aussi...

Elle-même se mettait à circuler parmi les groupes, silencieuse, distribuant les tasses, avec la conscience qu'elle eût apportée à remplir une sérieuse tâche. Pour Élisabeth, seule, elle eut un sourire:

—Voici, grande amie; croquez vite une tartine... Vous en avez besoin, après vous être tant dépensée, tantôt!

—Nous avons vu de bien grosses misères, n'est-ce pas? mademoiselle de Villebon. Je ne suis pas tranquille pour la petite Dupage. J'y passerai ce soir.

Claude, qui avait entendu, protesta:

—Ça, non! Élisabeth... Après un après-midi comme celui d'aujourd'hui, vous devez vous reposer; toute la matinée, déjà, vous avez circulé. Soignez-vous donc un peu, vous-même, de temps en temps!

Élisabeth se mit à rire.

—Vous entendez, docteur, cette petite qui se mêle de donner des consultations. Claude, porte plutôt du lait à Hugaye qui m'a l'air de fourrager inutilement sur le plateau.

Elle obéit et versa le lait dans la tasse que lui tendait le jeune homme. Tous deux étaient sous la haute clarté d'une lampe, près de la table. Claude, debout, s'était mise à grignoter une tartine de pain bis.