«Jean vous regrette bien souvent; et, ne devenez pas orgueilleux! j’avoue que plus d’une fois, sa maman l’a imité.

«De sa part, une poignée de main, toute masculine et très affectueuse.

«Après lui, je mets à mon tour ma main confiante dans la vôtre. A bientôt, mon ami.

«M.»

III

Au moment d’entrer dans la salle de la rue de Sèze, Mireille eut un coup d’œil sur la montre que le bracelet retenait sur son gant.

Dix heures et demie à peine.

Elle avait un bon moment pour voir l’exposition de Guisane, ouverte depuis l’avant-veille,—le jour même où elle rentrait à Paris,—et dont elle avait déjà lu d’enthousiastes comptes-rendus. Mais elle n’avait pas vu Guisane lui-même. La veille, il avait passé chez elle. Elle était sortie. Ce matin, il n’y avait guère de chance pour qu’il fût rue de Sèze.

Pourquoi donc ne lui avait-elle pas écrit, comme il l’en avait priée, pour qu’il vînt lui faire les honneurs de son exposition? Quel absurde scrupule l’avait arrêtée?... Voici que, maintenant, un sourd regret l’obsédait...