Le roi maintenant !… Que lui veut-il ?… Il est sur le perron, son petit-fils à ses côtés, prenant congé de la princesse de Bihague. Celle-ci aperçoit Guillemette et lui fait signe d’approcher.

— Sire, Mlle Seyntis.

— Ah ! bien… bien…

Il regarde Guillemette, un peu inquiète, désabusée des honneurs terrestres et redoutant que le roi ne lui reproche le soufflet donné.

Mais il lui sourit, l’air tout à fait paternel.

— Mon enfant, j’ai eu beaucoup de plaisir à vous voir danser avec mon petit-fils. Je vous désire du bonheur…

— Et moi de même ! fait spontanément Guillemette. Mais aussitôt, elle pense que le protocole eût exigé plus de cérémonie. Le roi n’a pas l’air fâché du tout.

— Merci, mon enfant.

Et, d’un geste courtois, il prend la main de Guillemette et la porte à ses lèvres. Il ne se doute guère qu’une heure plus tôt, son petit-fils a eu le même mouvement…

Le jeune prince a repris son attitude de souverain et salue gravement, sans un mot, Guillemette qui s’incline. Leurs yeux se rencontrent et disent des choses que leurs bouches ne prononceraient pas… Puis le prince suit son grand-père.