40. — Et, par terre, celui qui avait, couché de tout son long, la taille d’un archange, et dont les orbites nous regardaient avec la nuit, avait aussi la bouche ouverte, et faisait : oui.

41. — Il est mort et pour le moment, il reste mort, dit Juda bar Abbas, qui se tourna vers moi :

42. — Veux-tu être le roi des Juifs ?

43. — Car, notre poussée, tu y es pour quelque chose.

44. — Car tu as nettoyé des lépreux et allumé des aveugles, et même, guéri des obéissants.

45. — Car je suis parti un soir plein de toi, te le rappelles-tu, pour enseigner ceux-ci.

46. — Car nous avons entendu que tu es nommé le Nazaréen, que tu as crié contre les riches et vers le royaume de Dieu, et parlé pour la justice, la pitié, et la foi.

47. — Or la justice, c’est le rétablissement de la dynastie de David, la pitié, c’est celle de la condition des Juifs, la foi, c’est celle de leur Revanche.

48. — Qu’as-tu à répondre à cela ? Tais-toi ! Car tu n’as rien à répondre.

49. — Je te dis que nous sommes les vrais et les seuls accomplisseurs de la Loi, de la lutte finale pour le royaume de Dieu et pour la vie éternelle, qui est la gloire immortelle du conquérant juif.