—Ah!
—C’est égal! L’ fantassin i’ prend qu’èque chose dans c’te guerre-là.
—Y en a d’autres aussi qui sont exposés. Y en a pas qu’ pour nous!
—Si! dit âprement Tulacque, y en a presque que pour nous!
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* *
Il ajouta:
—Tu m’ diras—j’ sais bien c’ que tu vas m’ dire—que les automobilistes et les artilleurs lourds ont pris à Verdun. C’est vrai, mais i’s ont tout d’ même le filon à côté d’ nous. Nous, on est exposés toujours comme eux l’ont été une fois (et même on a en plus les balles et les grenades qu’i’s n’ont pas). Les artilleurs lourds, i’s ont élevé des lapins près d’ leurs guitounes et i’s ont fait des omelettes pendant dix-huit mois. Nous, on est vraiment au danger; ceux qui y sont en partie, ou une fois, n’y sont pas. Alors, comme ça tout le monde y serait; la bonne d’enfants qui navigue dans les rues d’ Paris l’est aussi, pisqu’y a les taubes et les zeppelins, comme disait c’t’ andouille que parlait l’ copain tout à l’heure.
—A la première expédition des Dardanelles, y a bien eu un pharmacien blessé par un éclat. Tu m’ crois pas? C’est vrai pourtant, un officier à bordure verte, blessé!
—C’est l’ hasard, comme j’ l’écrivais à Mangouste, conducteur d’un cheval haut-le-pied à la section, et qui a été blessé, mais lui c’était par un camion.
—Mais oui, c’est tel que ça. Après tout, une bombe peut dégringoler sur une promenade à Paris, ou à Bordeaux.