Entre ce mort abandonné dans sa solitude surhumaine, et les hommes qui habitent la guitoune, il n’y a qu’une mince cloison de terre, et je me rends compte que l’endroit où je pose la tête pour dormir correspond à celui où ce corps terrible est buté.

Je retire ma figure de l’œilleton.

Paradis et moi nous échangeons un regard.

—Faut pas lui dire encore, souffle mon camarade.

—Non, n’est-ce pas, pas tout de suite...

—J’ai parlé au capitaine pour qu’on le fouille; et il a dit aussi: «Faut pas le dire tout de suite au petit.»

Un léger souffle de vent a passé.

—On sent l’odeur!

—Tu parles.

On la renifle, elle nous entre dans la pensée, nous chavire l’âme.