—Que voulez-vous, madame, c’est militaire! Faut pas essayer de comprendre.
Elle nous conduit dans le cellier. Trois gros tonneaux remplissent ce réduit de leurs rotondités imposantes.
—C’est là vot’ petite provision personnelle?
—Elle sait y faire, la vieille, ronchonne Barque.
La mégère se retourne, agressive.
—Vous ne voudrez pas qu’on se ruine à cette misère de guerre! C’est assez de tout l’argent qu’on perd à ci et à ça.
—A quoi? insiste Barque.
—On voit que vous n’risquez pas vot’argent, vous.
—Non, nous ne risquons que not’ peau.
On s’interpose, inquiets du tour dangereux pour nos intérêts immédiats que prend ce colloque. Cependant la porte du cellier est secouée et une voix d’homme la traverse: