M. Shea.—C'est très-bien fait, cette brochure. Je suis étonné de ne pas l'avoir connue plus tôt. Pouvez-vous me la laisser?
Moi.—Comment donc! Mais je voudrais qu'elle fût méditée consciencieusement par tous les honnêtes gens de Terre-Neuve. De cette façon, on n'oserait peut-être pas enseigner dans les écoles de Terre-Neuve «qu'à l'heure actuelle une partie des côtes est virtuellement soustraite au contrôle du gouvernement colonial, à cause des prétentions mal fondées affirmées et soutenues par les Français; en vertu de quoi, cette partie des côtes est généralement, mais très à tort, appelée le «French shore[4].»
Du reste... On frappe!
M. Shea.—Entrez!
Moi, à mon ami.—Le premier ministre! How do you do, sir?
Sir W. Whiteway, voulant paraître gracieux.—Ao! how do you do!
M. Shea, présentant mon ami.—Sir William, M...
(Sir William s'excuse et prend M. Shea à part pendant quelques instants. Puis il sort en s'inclinant.)
Moi.—Il m'a coupé la parole juste au moment où j'allais parler de lui.
Mon ami.—Sa figure ne m'est pas sympathique. Quel homme est-ce?