Sifflent le vœu d’un ciel et l’adieu d’un climat ;
Tu gémis, le foc s’enfle, et la mer qui te bat
Ta proue au chef orné comme un glaive la scinde.
Des jours s’écouleront, navire, et bien des jours
Devant que sur ton ancre, en de tièdes séjours,
Tu contemples l’orgueil des ports chargés de jonques.
Et qui sait si bientôt, levé sur ton chemin,
Quelque ouragan stupide, en soufflant dans ses conques,
Ne mettra, par caprice, un terme à ton destin ?