L'illustre savant est passé dans son cabinet.—Depuis plusieurs jours, la tête appuyée dans les mains, les coudes appuyés sur la table, il demeure penché sur l'abîme de ses méditations.
Pendant cette savante réclusion, le grand professeur a fait comparaître les astres devant lui.
Il les a interroges paternellement, pour savoir s'ils n'étaient pas étrangers à ce qui se passe dans la nature.
Les astres, petits et grands, ont, facilement prouvé leur innocence de toute tentative de rébellion.
Les comètes mêmes, particulièrement soupçonnées d'avoir de méchants desseins et de vouloir s'approcher souvent un peu trop près de la terre, ont prouvé jusqu'à la dernière évidence que le ciel n'est pas plus pur que le fond de leur cœur.
Les signes du zodiaque, appelés et interrogés à leur tour, ont été moins clairs dans leurs explications, ce qui leur a valu une assez forte semonce.
Le signe qui préside au mois de janvier où nous sommes a paru particulièrement penaud, quand M. Arago lui a montré une branche d'oranger en fleurs, cueillie dans son jardin le jour de l'an.
—Quelle confiance voulez-vous que l'agriculture vous accorde, malheureux! lui a dit le savant d'une voix qui ne permet pas de réplique; et qui vous a permis de faire faire votre besogne par le signe de la Vierge?
N'ayant pu néanmoins rien tirer au clair, M. Arago s'est remis à ses travaux.
Si l'on en croit ses familiers, le grand professeur a enfin trouvé l'X du problème.