Un matin, Colline entra chez Barbemuche le visage radieux.

—Eh bien, mon cher, lui dit-il, vous êtes définitivement des nôtres, c'est fini. Reste maintenant à fixer le jour de la grande fête et l'endroit où elle aura lieu; je viens m'entendre avec vous.

—Mais ça se trouve parfaitement, répondit Carolus: les parents de mon élève sont en ce moment à la campagne; le jeune vicomte, dont je suis le mentor, me prêtera pour une soirée les appartements: comme ça, nous serons plus à notre aise; seulement, il faudra inviter le jeune vicomte.

—Ce serait assez délicat, répondit Colline; nous lui ouvrirons les horizons littéraires; mais croyez-vous qu'il consente?

—J'en suis sûr d'avance.

—Alors il ne reste plus qu'à fixer le jour.

—Nous arrangerons cela ce soir au café, dit Barbemuche.

Carolus alla ensuite retrouver son élève et lui annonça qu'il venait d'être reçu membre d'une haute société littéraire et artistique, et que, pour célébrer sa réception, il comptait donner un dîner suivi d'une petite fête; il lui proposait donc de faire partie des convives:

—Et comme vous ne pouvez pas rentrer tard, et que la fête se prolongera dans la nuit, pour notre commodité, ajouta Carolus, nous donnerons ce petit gala ici, dans les appartements. François, votre domestique, est discret, vos parents ne sauront rien, et vous aurez fait connaissance avec les gens les plus spirituels de Paris, des artistes, des auteurs.

—Imprimés? dit le jeune homme.