—Tiens, s'écria Rodolphe, qui donc a soufflé la bougie?
Un joyeux éclat de rire lui répondit.
Quelques jours après, Rodolphe rencontra dans la rue un de ses amis.
—Que fais-tu donc? Lui demanda celui-ci. On ne te voit plus.
—Je fais de la poésie intime, répondit Rodolphe.
Le malheureux disait vrai. Il avait voulu demander à Louise plus que la pauvre enfant ne pouvait lui donner. Musette, elle n'avait point les sons d'une lyre. Elle parlait, pour ainsi dire, le patois de l'amour, et Rodolphe voulait absolument en parler le beau langage. Aussi ne se comprenaient-ils guère.
Huit jours après, au même bal où elle avait trouvé Rodolphe... Louise rencontra un jeune homme blond, qui la fit danser plusieurs fois, et à la fin de la soirée il la reconduisit chez lui.
C'était un étudiant de seconde année, il parlait très-bien la prose du plaisir, avait de jolis yeux et le gousset sonore.
Louise lui demanda du papier et de l'encre, et écrivit à Rodolphe une lettre ainsi conçue:
«Ne conte plus sur moi du tout, je t'embrâse pour la dernière foi. Adieu.