—Qui, vous? demanda la voix; ça n'est pas un nom ça.
—Mademoiselle Clarisse, de chez Madame Hubert, la maîtresse de pension; ouvrez.
—Ah! c'est vous, répliqua la voix. C'est vous qui rentrez à des heures pareilles.... C'est du joli! Excusez....
—Mais ouvrez donc, s'écria Octave avec vivacité; voilà une heure que nous sommes à la porte.
—Chut! dit doucement Clarisse en mettant sa main sur la bouche du jeune homme, ne le fâchez pas, il est méchant et serait capable de ne pas m'ouvrir.
—Ouvrirez-vous, à la fin? cria Octave d'une voix de tonnerre.
Le bonhomme Jadis avait entendu la recommandation faite tout bas par la jeune fille; et voyant de quelle façon le jeune homme lui avait obéi, il s'approcha d'Octave et lui glissa à l'oreille:
—Très bien! Je vous les réitère, mes compliments.
—Puisque c'est comme ça qu'on me parle, reprit la voix du portier, je n'ouvrirai pas; à cette heure-ci les honnêtes gens sont couchés, il n'y a que les vagabonds qui sont dehors.
—Vous voyez, fit Clarisse à Octave.... Je vous l'avais bien dit, il est fâché; j'en étais bien sûre, on va me laisser à la porte, et demain Madame Hubert ne voudra plus me recevoir. Qu'est-ce que je deviendrai? Et elle se mit à fondre en larmes.