[518: Voy. PROKESCH-OSTEN, p. 127.]

[519: C'est ce qui a fait dire que l'Empereur et Metternich avaient, «par un machiavélisme infernal», ouvert au jeune adolescent les coulisses de l'Opéra. M. Émile Dard, dans une excellente étude sur Le duc de Reichstadt (Annales de l'École des sciences politiques, 15 mai 1896), a cru pouvoir dire que ce point était particulièrement obscur. Il ne l'est pas. C'est une légende qu'il faut écarter avec mépris.]

[520: Fanny Essler a déclaré à ses intimes qu'elle n'avait jamais vu le duc de Reichstadt. Cette danseuse, très courtisée, avait une figure plus spirituelle que jolie.]

[521: Il paraît que Gentz avait un cabinet de lecture dans l'hôtel de Fanny Essler… On sait que le publiciste était follement épris de la danseuse.]

[522: Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]

[523: Il s'agissait du discours prononcé le 3 octobre 1831 à la Chambre des députés, par M. Thiers, sur le projet de loi relatif à la modification de l'art. 23 de la charte sur l'hérédité de la pairie. L'orateur avait examiné trois formes de gouvernement: «le monarchique, l'aristocratique, le démocratique». Suivant lui, la monarchie périssait par la démocratie, la démocratie par l'anarchie, l'anarchie par le despotisme. Il voulait composer la monarchie représentative de royauté, d'aristocratie et de démocratie. La royauté délivrait la société des troubles de la République; la démocratie appelait l'élite de la nation à délibérer sur les intérêts du pays; l'aristocratie était nécessaire pour servir d'intermédiaire entre la royauté et la démocratie. Une seconde Chambre présentait toujours de grands avantages, quelle que fût la Constitution. Il fallait une Chambre héréditaire, car l'hérédité reposait sur l'utilité nationale. Cette aristocratie parlementaire possédait seule les traditions. La Chambre élective restait la Chambre de l'ambition, mais la Chambre haute, placée dans une sphère plus sereine, ne dépendait pas des caprices électoraux.]

[524: Un jour seulement il se laissa emmener à l'Opéra, mais le lendemain il écrivit à Prokesch que la conversation de son ami lui eût été plus chère que l'audition de la plus harmonieuse des musiques.]

[525: C'était une réponse au prince Louis-Napoléon, qui avait sollicité l'autorisation de revenir en France, ainsi qu'une menace adressée aux partisans de Napoléon II.]

[526: De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille. Paris, Le Normant, in-8°, 1831.]

[527: La brochure de Chateaubriand suscita les Observations d'un patriote, attribuées à Louis BELMONTET. L'auteur disait qu'à la chute de Charles X, Napoléon II aurait eu toute la France pour lui. Belmontet défendait avec animation le patriotisme du fils de l'Empereur.]