Et ma mère répondait à mon père:
—Tu as raison. Nous ne devons rien négliger. Leur fortune, ce sera leur foi et leur union.
Loin d'être touché par ces déclarations de principes, j'imaginais le petit rire dont les accueillerait grand-père et, en me peignant, le matin, devant la glace, je dressais mon visage à prendre des expressions moqueuses.
Dans les conversations que je surprenais sans le vouloir, revenaient les noms des collèges ou lycées de Paris qui préparaient plus spécialement les jeunes gens aux grandes écoles, Stanislas ou la rue des Postes, Louis-le-Grand ou Saint-Louis. Mes parents préféraient un établissement religieux, en quoi tante Dine les approuvait violemment :
—Pas d'école sans Dieu, affirma-t-elle. Tous les coquins sortent des lycées.
—Oh! oh! protesta grand-père que cette véhémence divertissait, j'en suis bien sorti.
Mais il reçut son paquet sans retard:
—Tu ne vaux déjà pas si cher.
Pour atténuer la rigueur de sa riposte, elle ajouta, il est vrai:
—Au moins, depuis que tu promènes le petit, tu es devenu bon à quelque chose.