Tous deux s'entendaient pour parler de leurs enfants. Il lui montra au bras de la rampe, sur le chemin montant, un groupe nombreux. En tête marchaient deux bébés que leur grand'mère reconnut:

—Pierre et Adrienne. Ils prennent le raccourci. Je ne vois pas le petit Julien.

—Il doit tenir la main de sa tante Marguerite. Il ne la quitte pas.

—En effet. Je l'aperçois entre Marguerite et son fiancé. Il les sépare, le méchant garçon. Et sa mère, où est-elle?

—Elle vient derrière eux, tranquillement selon son habitude, avec son frère Hubert.

—Notre fils aîné. Distingues-tu sa décoration?

M. Roquevillard sourit en regardant sa compagne.

—Comment veux-tu, à cette distance?

Elle prit le parti de rire à son tour, gracieusement.

—Il y a un grand ruban rouge sur la montagne.