--Tu sais sur son compte quelque chose de plus que moi, dit affirmativement la princesse en le regardant.
--Oui!... Et cela me chagrine, car cette enfant, avec ses défauts, semble fort intéressante...
Et Platon confia à sa soeur les confidences caractéristiques de Pierre Mourief.
--C'est fâcheux, dit la princesse quand son frère eut fini. Mais je ne vois là qu'un enfantillage...
--Sans doute, reprit Platon, cependant, pour celui qui l'épousera, cet enfantillage n'est pas sans conséquence.
La princesse ne répondit rien. La chose envisagée sous ce jour était en effet sérieuse.
Heureusement, on annonça le déjeuner, et la conversation prit un autre cours.
La journée s'écoula. Le soir venu, au moment où Platon se préparait à monter en selle, sa soeur l'arrête.
--Es-tu curieux de voir Dosia? lui dit-elle.
Platon réfléchit un moment.