XVII
--Nous organisons une fête superbe au Patinage anglais, dit un soir Mourief à la princesse: la famille impériale doit s'y rendre, il paraît que ce sera très-brillant; n'y viendrez vous pas?
La princesse sourit.
--J'ai renoncé aux pompes de Satan, dit-elle...
--Mais moi, fit Dosia dans le canapé, tut contre sa bonne amie, en se pelotonnant avec une grâce de jeune chat, je n'ai renoncé à rien du tout!
--Au contraire, murmura son cousin.
Elle le menaça du doigt sans mot dire. Il s'inclina en forme d'excuse muette; elle reprit:
--Donc n'ayant renoncé à rien, je puis aspirer à toue, n'est-il pas vrai?
On souriait autour d'elle: c'était encourageant, elle continue.
--Et je voudrais bien y assister à votre fête, messieurs les membres du patinage. Que faut-il faire pour cela?