—Bonjour! dit le chasseur, et il appuie sa tête couverte d'un bonnet vert au coin de la porte de la demeure où le paysan et la paysanne, avec huit à neuf enfants, deux domestiques et une servante, prenaient leur repas du matin.

—Bonjour, Henri! s'écrie le paysan, tandis que les miettes de pain de seigle qui, à l'occasion de son salut, tombent de sa bouche pleine, sont happées par le chien de chasse;—allumez-vous?

—Oui, dit le chasseur en s'asseyant sur la demi-porte de l'écurie, et tirant une petite pipe de sa casquette, tandis qu'il tient entre les jambes son fusil dont la paysanne ne pouvait détacher les yeux.

—Il est en repos, la mère.

—Oui, Henri, c'est bon à dire, mais on en a tout de même peur.

—En avez-vous déjà pris, Henri? demanda le paysan.

—Deux, oncle Krelis; je les ai laissés chez Simon.

—Bah! remarqua la femme, je pense qu'Henri en a joliment eu des perdreaux...

—Je voudrais bien les voir tous ensemble, dit le chasseur.

Les chasseurs ont toujours un vif désir de voir une vallée de Josephat pleine du gibier tiré par eux.