[145: «À Bologne, au fond de la scène, est un grand terrain vide, au moyen duquel on peut étendre le point de vue, et faire entrer des animaux, des chars, dans de certaines évolutions.» Voyage philosophique et pittoresque, de M. Petit Radel, en Italie, tome Ier, page 239.]
[146: Ceci m'a été conté par des généraux qui ont commandé à Milan pendant nos guerres d'Italie. (Note de l'Auteur.)]
[147: «Bâti par le prince Alexandre Farnèse, qui le fit construire il y a environ trois siècles. Ce théâtre est immense. Selon le Voyageur français, il peut contenir 12,000 personnes; selon M. Pelil Radel 4 à 5 mille. On y a ménagé des conduits d'eau vers le proscenium, au moyen desquels l'eau de la Parme, qui est dans le voisinage, pourrait inonder tout l'intervalle entre le bas du théâtre et le spectateur. Alors ce grand espace devenait une naumachie que l'on couvrait de gondoles dorées. La réflexion des sons est si exacte sur les contours, que d'un bout à l'autre on entend distinctement toute personne qui parle à demi-voix sur le théâtre, sans que la succession des sons produise la moindre confusion. Les deux entrées de la salle sont formées par deux arcs de triomphe sur lesquels il y a deux statues équestres. Elles représentent Alexandre et Ranuce Farnèse. Il y a douze rangs de gradins dans son pourtour; au-devant est une balustrade dont les acrotères ou piédestaux supportent des génies qui ont des torches en main.» Ces détails sont tirés d'un Voyage ancien en Italie, du Voyageur français, et du Voyage historique et pittoresque, par M. Petit Radel.]
[149: Sans les exclure toutefois:
Le talent n'attend pas le nombre des années. ]
[150: Le prince de Ligne, né dans le dix-huitième siècle, fut un général aussi distingué par sa bravoure et ses exploits militaires que par ses talens en littérature et les écrits qui en ont été le fruit. Ayant fait un voyage en France, il y perfectionna ses études et eut le plus grand succès à la cour de Versailles[151]. On a de lui un mémoire très-curieux, plein de vues profondes et de vastes plans destinés à embellir Paris. «La magnificence seule, écrivait-il, soutient une monarchie: allez en Russie; voyez l'église d'Isaac, les temples, les hôtels, les ponts de marbre et les quais de granit, le rocher de la statue de Pierre-le-Grand; calculez les richesses, la population, l'industrie des deux pays et le reflux de la circulation, et rien ne vous arrêtera.» (Mémoire, tome II.) Obligé de retourner sur les bords du Borystène, le prince de Ligne regrettait vivement de vivre loin des Français, et s'affligea sincèrement de nos désordres politiques. Il avait perdu dans ses dernières années une fortune considérable; près de mourir (1814), et désirant laisser à ses frères d'armes un témoignage de son attachement, il légua ses manuscrits au corps qu'il commandait.]
[151: Biographie universelle.]
[152: «À Saint-Pétersbourg, le jardin d'hiver du palais de l'Ermitage, entièrement couvert et environné de vitrages, est une haute et spacieuse serre chaude où il y a des allées sablées; elle est ornée de parterres de fleurs, d'orangers, d'arbustes, et peuplée d'une infinité d'espèces d'oiseaux de différens climats, qui volent en liberté d'arbre en arbre. Tout cela produit un effet d'autant plus agréable, qu'il contraste singulièrement avec la plus triste saison de l'année.» Voyage philosophique, pittoresque et littéraire, fait en Russie, tome Ier, traduit du hollandais par ***.]
[152: «Si jamais, dit Piganiol, le grand projet qu'on avait fait pour le Louvre, pendant que M. Colbert était sur-intendant des bâtimens, était exécuté, on démolirait l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois, la maison du cloître et celles de quelques rues voisines, pour faire sur l'emplacement une grande et magnifique place à laquelle le Pont-Neuf aboutirait, et qui, dégageant l'avenue du Louvre, mettrait dans un beau point de vue cette superbe façade, dont Claude Perrault a donné le dessin, et qui est le plus beau morceau d'architecture moderne.» Description de Paris, tome 2, page 128. Ce projet a été présenté à plusieurs reprises; d'abord, par de Sainte-Foix, sous le ministère de Marigny; ensuite, avec de nouveaux développemens, par le prince de Ligne, et enfin depuis par Napoléon.]
[153: Œuvres choisies, littéraires, historiques et militaires, par le maréchal prince de Ligne. Tome III, page 270.]