[50: Comme on est à même de s'en convaincre en traversant le soir le jardin du Luxembourg, côté de la rue d'Enfer.]
[51: Sauf quelques faits nouveaux que j'ai cru devoir ajouter, un grand nombre de personnes pourraient attester que cette dissertation sur le gaz hydrogène était composée plus de six mois avant la publication de l'Essai critique sur le gaz hydrogène, par MM. Charles Nodier et le docteur Pichot, ouvrage où le talent de l'observation se fait autant remarquer qu'un profond savoir, enchâssé dans le cadre le plus heureux.]
[52: «À Londres même, dit M. Charles Nodier, où cet éclairage doit être infiniment perfectionné, nous attestons qu'il n'est pas de théâtre où nous n'ayons été poursuivis par ces odieux miasmes capables de détruire l'illusion de la représentation la plus attachante.» Essai critique sur le gaz hydrogène, page 76.]
[53: En pareille circonstance, quel coup de fortune pour les filous de toute espèce!]
[54: Placé ailleurs qu'au parterre et à l'orchestre de l'Odéon, soit au niveau, soit au dessus du lustre, on a peine à saisir les traits des comédiens qui sont en scène; ce qui n'arrivait pas lorsqu'on se servait d'huile et de bougies.]
[55: L'expérience en a été constatée à Londres: «Par ordre du lord-maire, on a présenté à un jury de chimistes plusieurs bouteilles d'eau puisée dans la Tamise, à trente pas de l'égoût du gaz; cette eau exhalait une odeur infecte; on en a rempli un vase dans lequel on a plongé des anguilles et autres poissons très-sains; au bout de trois ou quatre minutes ils étaient tous morts.» Journal du commerce, 25 septembre 1821.]
[56: Fait avoué par sir William Congrève, au ministre de l'intérieur.]
[57: Voyez les Débats, le journal de Paris, du mois d'octobre.]
[58: «Ce phénomène, comme me l'a dit un habile chimiste, s'explique facilement: deux gaz sont nécessaires pour mettre le calorique en action. Le premier qui est l'hydrogène, est comme on sait la base de la chaleur; le second qui met cette base en action, est l'oxigène ou principe vital contenu dans l'air atmosphérique. Lorsque ces deux gaz sont dégagés de toute autre combinaison, la lumière jaillit dans toute sa pureté; et ce gaz est aujourd'hui celui qui sert à éclairer tous nos établissemens. Mais lorsque dans le local dont nous avons parlé ci-dessus se trouve une assemblée d'hommes trop grande, relativement à l'édifice qui les renferme, (et je prends pour exemple un théâtre), la partie d'oxigène ou principe vital étant absorbée par des spectateurs trop nombreux, dès lors, manque pour fournir au développement du gaz; et telle est la démonstration physique et irrécusable des absences de lumière qui se sont plusieurs fois manifestées précédemment à l'Opéra, et dernièrement à Faydeau lorsqu'on y donnait Zémire et Azor[59].»
Le témoignage d'un Anglais cité par M. Charles Nodier, vient à l'appui de cette assertion. «Cinq cents pouces cubes de gaz hydrogène, fournis par un bec de manière à produire une flamme égale à celle d'une chandelle ordinaire, consument mille soixante-seize pouces cubes d'air vital, pendant que la chandelle n'en absorbe que deux cent soixante-dix-neuf.» Essai critique sur le Gaz hydrogène, pages 74 et 75.]