À la santé des bissacs, des sacoches et des besaces!—À la santé de toute la troupe rôdante!—À la santé de notre marmaille et de nos commères!—Chacun et tous criez amen!

Au diable ceux que la loi protége!—La liberté est un glorieux festin.—Les cœurs ont été bâties pour les poltrons,—les églises pour plaire au prêtre[222].

Quelqu'un a-t-il mieux parlé le langage des révoltés et des niveleurs? Il y a autre chose ici pourtant que l'instinct de la destruction et l'appel aux sens; il y a la haine du cant et le retour à la nature. «Moralité, dit-il quelque part, mortel poison, toi aussi tu as tué les gens par dix mille! Grâce à toi, celui-là espère vainement qui a pris pour appui et pour guide la vérité, la justice et la pitié[223]!» La pitié! ce grand mot renouvelle tout. Comme autrefois, il y a dix-huit cents ans, les hommes dépassent les formulaires et les prescriptions légales. Comme autrefois, sous Virgile et Marc-Aurèle, la sensibilité raffinée et les sympathies élargies embrassent des êtres qui semblaient pour toujours relégués hors de la société et de la loi. Burns s'attendrit, et sincèrement, sur une brebis qui s'est blessée, sur une souris dont sa charrue a dérangé la tanière, sur une marguerite de montagne. Homme, bête ou plante, y a-t-il si grande différence? Une souris amasse, calcule, souffre comme un homme. «Je crois bien que par-ci par-là elle vole; eh bien! après? Pauvre bête, il faut qu'elle vive[224].» Même les anciens condamnés, les grands malfaiteurs, Satan et sa bande, on n'a plus envie de les maudire; comme les sacripants de taverne et les mendiants qu'on a vus tout à l'heure, ils ont leurs mérites, et peut-être après tout ne sont-ils pas si méchants qu'on le dit. Voici par exemple «le vieux cornu, le vieux pied de bouc, qui nous a joué tant de mauvais tours, le chien sournois, surtout le jour où il s'est faufilé incognito dans le paradis» et a mis nos grands parents à mal. À présent, «dans sa caverne enfumée, il verse son écumoire de soufre sur le pauvre monde. Pourtant, dit Burns, je suis sûr que c'est un mince plaisir, même pour un diable, d'éreinter et d'échauder les pauvres chiens comme moi et de les entendre piauler. Bonsoir, vieux Nick; puissiez-vous avoir une bonne idée et vous amender! Peut-être alors pourriez-vous.... qui sait?... avoir une chance.... Cela me fait peine de songer à ce trou noir là-bas, ne serait-ce que pour l'amour de vous[225]!» On voit qu'il parle au diable comme à un camarade malheureux, mauvais coucheur, mais tombé dans la peine. Faites un pas de plus, et vous verrez dans un poëme contemporain, chez Gœthe, que Méphistophélès lui-même n'est pas trop damné; son dieu, le dieu moderne, le tolère et lui déclare qu'il n'a jamais haï ses pareils. C'est que la large nature conciliante assemble dans ses chœurs au même titre les ministres de destruction et les ministres de vie. Dans ce profond changement, l'idéal change; la vie bourgeoise et rangée, le strict devoir puritain, n'épuisent pas toutes les puissances de l'homme. Burns réclame en faveur de l'instinct et de la jouissance, jusqu'à sembler épicurien. Il a une vraie gaieté, une verve comique; le rire lui semble une bonne chose; il le loue, et aussi les bons soupers de bons camarades, où le vin coule, où la plaisanterie foisonne, où les idées roulent, où la poésie pétille, et fait danser dans la cervelle humaine un carnaval de belles figures et de personnages en belle humeur.

Amoureux, il le fut toujours[226]. Il faisait si bien de l'amour le grand but de la vie, que, dans le club qu'il fonda avec les jeunes gens de Torbolton, on imposa à chaque membre l'obligation «d'être l'amant déclaré d'une ou plusieurs belles.» Dès l'âge de quinze ans, ce fut là sa principale affaire. Il avait pour compagne dans le travail de la moisson une douce et aimable fille plus jeune d'un an que lui. «Sans le savoir, dit-il[227], elle m'initia à cette délicieuse passion qui, malgré les désappointements amers et tout ce que dira une prudence de cheval de meule et une philosophie de gratte-papier, est encore la première des joies humaines, notre plus chère bénédiction ici-bas.» Quand ils avaient ramassé les gerbes, il s'asseyait près d'elle avec un plaisir qu'il ne comprenait pas, pour ôter de ses pauvres doigts les barbes d'épis qui s'y étaient fichées. Il eut bien d'autres fantaisies et moins innocentes; il me semble que de fondation il était amoureux de toutes les femmes: dès qu'il en voyait une jolie, il se déridait; son journal et ses chansons montrent qu'au moindre papillon, doré ou non, qui faisait mine de se poser, il se mettait en chasse. Notez qu'il ne se réduisit pas aux rêveries platoniques; il fut leste d'actions et aussi de paroles; la gaudriole perce volontiers dans ses poésies. Il s'appelle lui-même «un païen non régénéré,» et il a raison. Même il a fait des vers orduriers, et lord Byron cite de lui un paquet de lettres, inédites bien entendu, et telles qu'on ne peut rien imaginer de pis; c'est le trop-plein de la séve qui suintait chez lui et salissait l'écorce. Sans doute il ne se vantait pas de ces débordements, il s'en repentait plutôt; mais pour l'essor et l'épanouissement de la libre vie poétique au grand soleil, il n'y voyait rien à redire. Il trouvait que l'amour, avec les songes charmants qu'il amène, la poésie, le plaisir et le reste, sont de belles choses, conformes aux instincts de l'homme, et partant aux desseins de Dieu. Bref, par opposition au puritanisme morose, il approuvait la joie et disait du bien du bonheur[228].

Non qu'il soit un simple épicurien; au contraire, il est religieux à l'occasion. Quand, après la mort de son père, il faisait à haute voix la prière du soir, il tirait des larmes aux assistants, et son poëme le Samedi soir au Cottage, est la plus sentie des idylles vertueuses. Je crois même qu'il était religieux foncièrement. Il conseillait aux jeunes gens, «s'ils tenaient à la paix de leur âme, d'entretenir un commerce chaleureux et régulier avec la Divinité.» Ce qu'il avait raillé, c'était le culte officiel; pour la religion, qui est «le langage de l'âme,» il s'y tenait étroitement attaché. Plusieurs fois, devant Dugald Stewart, à Édimbourg, il désapprouva les plaisanteries sceptiques qu'il entendait dans les soupers. Il croyait avoir «toutes les assurances possibles[229]» d'une vie future, et maintes fois, à côté d'une satire bouffonne, on trouve chez lui des stances pleines de repentir humble, de ferveur confiante ou de résignation chrétienne. Ce sont là, si vous voulez, les contradictions d'un poëte, mais ce sont aussi les divinations d'un poëte; sous ces variations apparentes, il y a un idéal nouveau qui se lève; les vieilles morales étroites vont faire place à la large sympathie de l'homme moderne qui aime le beau partout où le beau se rencontre, et qui, refusant de mutiler la nature humaine, se trouve à la fois païen et chrétien.

Cette originalité et cet instinct divinateur, il les a dans le style comme dans les idées. Le propre de l'âge où nous vivons et qu'il ouvre, c'est d'effacer les distinctions rigides de classe, de catéchisme et de style; académiques, morales ou sociales, les conventions tombent, et nous réclamons l'empire dans la société pour le mérite personnel, dans la morale pour la générosité native, dans la littérature pour le sentiment vrai. Burns entre le premier dans cette voie, et plusieurs fois il y va jusqu'au bout. S'il fait des vers, ce n'est point par calcul ni obéissance à la mode. «Je n'avais jamais eu la moindre idée ou inclination de devenir poëte, dit-il, jusqu'au moment où je devins amoureux pour tout de bon, et alors la rime et la chanson devinrent en quelque façon le langage spontané de mon cœur.»—«Mes passions se démenaient comme autant de démons tant qu'elles n'avaient point trouvé un débouché dans les vers[230].» Les vers faits, il se sentait soulagé, consolé de ses misères; il les chantonnait, en poussant sa charrue, sur les vieux airs écossais, qu'il aimait passionnément, et qui, dit-il, sitôt qu'on les chante, apportent aux lèvres les idées et les rimes. Voilà bien la poésie naturelle, non point poussée en serre chaude, mais née du sol entre deux sillons, côte à côte avec la musique, parmi les tristesses et les beautés du climat, comme les bruyères violettes de ses collines et de ses landes. On comprend qu'elle ait renouvelé sa langue; pour la première fois cet homme parle comme on parle, ou plutôt comme on pense, sans parti pris, avec un mélange de tous les styles, familier et terrible, cachant une émotion sous une bouffonnerie, tendre et gouailleur au même endroit, prêt à mettre ensemble les trivialités d'auberge et les plus grands mots de la poésie[231], tant il est indifférent aux règles et content de montrer son sentiment comme il lui vient et tel qu'il l'a. Enfin, après tant d'années, nous sortons de la déclamation notée, nous entendons une voix d'homme; bien mieux, nous oublions la voix pour l'émotion qu'elle exprime, nous ressentons par contre-coup cette émotion en nous-mêmes, nous entrons en commerce avec une âme. À ce moment, la forme semble s'anéantir et disparaître; j'ose dire que ceci est le grand trait de la poésie moderne; sept ou huit fois Burns y a atteint.

Il a fait davantage, il a percé, comme nous disons aujourd'hui. Son premier volume publié, il devint tout d'un coup célèbre. Arrivé à Édimbourg, il fut fêté, caressé, admis sur le pied d'égalité dans les premiers salons, parmi les grands et les lettrés, aimé d'une femme qui était presque une dame. Pendant une saison, on se le disputa, et il se tint debout, dignement, parmi ces gens si riches et si nobles. On le respecta et même on l'aima. Une souscription lui valut une seconde édition et cinq cents livres sterling. Lui aussi enfin, comme les grands plébéiens de France, comme Rousseau le premier de tous, il avait conquis sa place. Par malheur, il y portait, comme eux, les vices de son état et de son génie. Ce n'est pas impunément qu'on parvient, ni surtout qu'on veut parvenir; nous aussi, nous avons nos vices, et la vanité souffrante en premier lieu. «Jamais cœur, dit Burns, n'a soupiré plus ardemment que le mien après le bonheur d'être distingué.» Cet amour-propre douloureux faussait son talent et le jetait dans des sottises. Il se travaillait pour avoir un beau style épistolaire, et se donnait le ridicule d'imiter dans ses lettres les gens d'académie et de cour. Il écrivait à ses maîtresses avec des phrases périodiques et recherchées aussi pédantes que celles de Johnson. Vraiment on n'ose les citer, tant l'emphase en est grotesque[232]. D'autres fois il consignait sur un journal les tirades littéraires qui lui venaient, et six mois après il les envoyait à ses correspondants comme des effusions du moment et des improvisations naturelles. Même dans ses vers, bien souvent, bien trop souvent, il tombe dans le beau style officiel[233]; il met en jeu les soupirs, les ardeurs, les flammes, et jusqu'aux grosses machines classiques et mythologiques. Béranger, qui se croyait ou se disait le poëte du peuple, en a fait autant. Il faut qu'un plébéien ait bien du courage pour se décider à rester toujours lui-même et à ne jamais endosser l'habit de cour. Par exemple Burns, Écossais et villageois, évitait en parlant toutes les locutions écossaises ou villageoises; il était content de se montrer aussi bien élevé que les gens à la mode. C'était de force et par surprise que son génie le tirait des convenances: deux fois sur trois, son sentiment est gâté par ses prétentions.

Son succès dura un hiver, après quoi la grande plaie incurable du plébéien se fit sentir, je veux dire qu'il lui fallut gagner sa vie. Avec l'argent qu'il avait tiré de son livre, il loua une petite ferme. Ce fut un mauvais marché, et d'ailleurs on sent bien qu'il n'avait pas le caractère de grippe-sou nécessaire à l'emploi. «Je pourrais bien vous écrire, dit-il dans une de ses lettres, sur la culture, la bâtisse et les marchés; mais ma pauvre tête bouleversée est si démontée, si éreintée, si torturée, si endiablée par l'exécrable et maudite obligation d'arriver à ce qu'une guinée fasse le service de trois, que je déteste, que j'abhorre le seul mot d'affaires, et que je m'évanouis d'y penser[234].» Bientôt il s'en alla, les poches vides, remplir à Dumfries une petite place de douanier qui rapportait quatre-vingt-dix livres par an, tout compris. Dans ce bel emploi, il estampillait les cuirs, jaugeait les cuveaux, surveillait la fabrique des chandelles, accordait des licences pour le transport des spiritueux. Des fumiers, il était passé à l'administration et à l'épicerie: quelle vie pour un tel homme! Même indépendant et riche, il eût été malheureux. Ces grands novateurs, ces poëtes sont tous pareils. Ce qui les fait poëtes, c'est l'afflux violent des sensations; ils ont une machine nerveuse plus sensible que la nôtre; les objets qui nous laissent froids les secouent subitement hors d'eux-mêmes. Au moindre choc, leur cervelle entre en branle, après quoi ils retombent à plat, se dégoûtent de la vie et s'assoient moroses parmi les souvenirs des fautes qu'ils ont faites et des délices qu'ils ont perdues. «Mon pire ennemi, disait Burns, c'est moi-même. Il y a deux créatures que j'envie: un cheval sauvage qui traverse une forêt d'Asie, ou une huître sur quelque côte déserte de l'Europe; l'un n'a pas un désir qu'il ne satisfasse, l'autre n'a ni désir ni crainte[235].» Il était toujours dans les extrêmes, au plus haut, au plus bas, le matin prêt à pleurer, le soir à table ou sous la table, épris de Jeanne Armour, puis, sur son refus, s'engageant à une autre, puis retournant à Jeanne, puis la quittant, puis la reprenant encore, parmi beaucoup de scandales, de souillures et encore plus de dégoûts. Dans ces sortes de têtes, les idées font boulet; l'homme lancé en avant rompt tout, se brise lui-même, recommence le lendemain en sens contraire, et finit par ne plus trouver en lui et hors de lui que des débris. Burns n'avait jamais été sage, et le fut moins que jamais après son succès d'Édimbourg. Il avait trop joui, il sentait désormais trop vivement le douloureux aiguillon de l'homme moderne, je veux dire la disproportion du désir et de la puissance. La débauche avait presque gâté la belle imagination «qui auparavant était la source principale de son bonheur,» et il avouait qu'au lieu de rêveries tendres il n'avait plus que des désirs sensuels. On l'avait fait boire jusqu'à six heures du matin; bien souvent à Dumfries il fut ivre; non que le vin soit bien bon; mais il nous met un carnaval dans la tête, et à ce titre les poëtes, comme les pauvres, y sont enclins. Une fois chez M. Riddel, Burns se grisa si fort qu'il insulta la dame du logis; le lendemain, il envoya des excuses qu'on n'accepta pas, et par dépit fit des vers contre elle: lamentables excès et qui annoncent un esprit jeté hors de son assiette. À trente-sept ans il était usé. Une nuit, ayant trop bu, il s'assit et s'endormit dans la rue. C'était en janvier, il prit une fièvre rhumatismale. On voulut appeler un médecin. «Pourquoi un médecin perdrait-il son temps sur moi? Je suis un si pauvre pigeon que je ne vaux pas la peine qu'on me plume.» Il était horriblement maigre, ne dormait plus et ne pouvait plus se tenir sur ses jambes. «Quant à ma personne, je suis tranquille; mais la pauvre veuve de Burns, et une demi-douzaine de ses chers petits! Là, je suis aussi faible qu'une larme de femme[236].» Même il eut la crainte de ne pas finir en paix et l'amertume de demander l'aumône. «Un coquin de mercier, écrivait-il à son cousin, s'étant mis dans la tête que je vais mourir, a commencé une procédure contre moi, et va infailliblement envoyer ma maigre carcasse en prison.... Oh! James, si vous saviez comme mon cœur est fier, vous me plaindriez doublement! Hélas! je ne suis pas habitué à mendier[237]!» Il mourut peu de jours après, à trente-huit ans. Sa femme accouchait de son cinquième enfant.

II

Triste vie, et qui est le plus souvent celle des précurseurs; il n'est pas sain de marcher trop vite; Burns était si fort en avant, que l'on mit quarante ans à le rejoindre. À ce moment, en Angleterre, les conservateurs et les croyants primaient les sceptiques et les révolutionnaires. La constitution était libérale, et semblait la garantie des droits; l'Église était populaire, et semblait le soutien de la morale. La capacité pratique et l'incapacité spéculative détournaient les esprits des innovations proposées, et les rattachaient à l'ordre établi. Ils se trouvaient bien dans leur grande maison féodale, élargie et appropriée aux besoins modernes; ils la trouvaient belle, ils en étaient fiers, et l'instinct national comme l'opinion publique se déclaraient contre les novateurs qui voulaient l'abattre pour la rebâtir. Tout d'un coup une secousse violente avait changé cet instinct en passion et cette opinion en fanatisme. La révolution française, d'abord admirée comme une sœur, avait paru une furie et un monstre. Pitt déclarait en plein Parlement, aux applaudissements universels[238], «que les traits dominants du nouveau gouvernement républicain étaient l'abolition de la religion et l'abolition de la propriété.» Toute la classe pensante et influente se levait pour écraser cette secte de jacques, brigands par institution, athées par principes, et le jacobinisme, sorti du sang pour s'asseoir dans la pourpre, fut poursuivi jusque dans son enfant et dans son champion «Bonaparte, qui l'avait centralisé et intronisé[239].» Sous cet acharnement national, les idées libérales s'effaçaient; les plus illustres des amis de Fox, Burke, Windham, Spencer, le quittèrent: de cent soixante partisans dans la chambre des communes, il ne lui en resta que cinquante. Le grand parti whig sembla disparaître, et dans l'année 1799 la plus forte minorité qu'on put rassembler contre le gouvernement fut de vingt-cinq voix. Cependant le jacobinisme anglais était pris à la gorge, et tenu à terre[240]; «l'habeas corpus était suspendu à plusieurs reprises; les écrivains qui avançaient des doctrines contraires à la monarchie et à l'aristocratie étaient proscrits et punis sans merci. Il était dangereux à un républicain de faire sa profession de foi politique au restaurant, devant son beefsteak et sa bouteille, et l'on voyait en Écosse, pour des offenses qui à Westminster eussent été qualifiées de délits simples[241], des hommes d'esprit cultivé et de manières polies envoyés à Botany-Bay avec le troupeau des criminels[242].» Cependant l'intolérance de la nation aggravait celle du gouvernement. Quiconque eût avoué des sentiments démocratiques eût été insulté. Les journaux présentaient les novateurs comme des scélérats et des ennemis publics. La populace, à Birmingham, brûlait les maisons de Priestley et des unitaires. À la fin, Priestley fut obligé de quitter l'Angleterre. Lord Byron s'exila sous la même contrainte, et quand il partit, ses amis craignirent que la foule assemblée autour de sa voiture ne portât les mains sur lui.