Chapitre I.—Le roman. Dickens.
§ 1. L'ÉCRIVAIN.
- Liaison des diverses parties de chaque talent. — Importance de la façon d'imaginer. [6]
- I. Lucidité et intensité de l'imagination chez Dickens. — Audace et véhémence de sa fantaisie. — Comment chez lui les objets inanimés se personnifient et se passionnent. — En quoi sa conception est voisine de la vision. — En quoi elle est voisine de la monomanie. — Comment il peint les hallucinés et les fous. [6]
- À quels objets il applique son enthousiasme. — Ses trivialités et sa minutie. — En quoi il ressemble aux peintres de son pays. — En quoi il diffère de George Sand. — Miss Ruth et Geneviève. — Un Voyage en diligence. [21]
- II. Véhémence des émotions que ce genre d'imagination doit produire. — Son pathétique. — L'ouvrier Stephen. — Son comique. — Pourquoi il arrive à la bouffonnerie et à la caricature. — Emportement et exagération nerveuse de sa gaieté. [27]
- Le roman anglais est obligé d'être moral. — En quoi cette contrainte modifie l'idée de l'amour. — Comparaison de l'amour chez George Sand et chez Dickens. — Peintures de la jeune fille et de l'épouse. [39]
- En quoi cette contrainte modifie l'idée de la passion. — Comparaison des passions dans Balzac et dans Dickens. [43]
- Inconvénients de ce parti pris. — Comment les masques comiques ou odieux se substituent aux personnages naturels. — Comparaison de Pecksniff et de Tartufe. — Pourquoi chez Dickens l'ensemble manque à l'action. [45]
§ 3. LES PERSONNAGES.
- Deux classes de personnages. — Les caractères naturels et instinctifs. — Les caractères artificiels et positifs. — Préférence de Dickens pour les premiers. — Aversion de Dickens pour les seconds. [49]
- I. L'hypocrite. — M. Pecksniff. — En quoi il est Anglais. — Comparaison de Pecksniff et de Tartufe. — L'homme positif. — M. Gradgrind. — L'orgueilleux. — M. Dombey. — En quoi ces personnages sont Anglais. [50]
- II. Les enfants. — Ils manquent dans la littérature française. — Le petit Joas et David Copperfield. — Les gens du peuple. — L'homme idéal selon Dickens. [60]
- III. En quoi cette conception correspond à un besoin public. — Opposition en Angleterre de la culture et de la nature. — Redressement de la sensibilité et de l'instinct opprimés par la convention et par la règle. — Succès de Dickens. [64]
Chapitre II.—Le roman (suite). Thackeray.
- Abondance et excellence du roman de mœurs en Angleterre. — Supériorité de Dickens et de Thackeray. — Comparaison de Dickens et de Thackeray. [68]
- I. Le satirique. — Ses intentions morales. — Ses dissertations morales. [70]
- II. Comparaison de la moquerie en France et en Angleterre. — Différence des deux tempéraments, des deux goûts et des deux esprits. [79]
- III. Supériorité de Thackeray dans la satire amère et grave. — L'ironie sérieuse. — Les snobs littéraires; Miss Blanche Amory. — La caricature sérieuse. — Mistress Hoggarty. [82]
- IV. Solidité et précision de cette conception satirique. — Ressemblance de Thackeray et de Swift. — Les devoirs d'un ambassadeur. [93]
- Misanthropie de Thackeray. — Niaiserie de ses héroïnes. — Niaiserie de l'amour. — Vice intime des générosités et des exaltations humaines. [96]
- V. Ses tendances égalitaires. — Défaut des caractères et de la société en Angleterre. — Ses aversions et ses préférences. — Le snob et l'aristocrate. — Portraits du roi, du grand seigneur de cour, du gentilhomme de campagne, du bourgeois gentilhomme. — Avantages de cet établissement aristocratique. — Excès de cette satire. [100]
§ 2. L'ARTISTE.