—Monsieur, je ne danserai pas.
L'intonation brève des réponses de cette femme était si désespérante, que le colonel se vit forcé d'abandonner la place. Martial, qui devina la dernière demande du colonel et le refus qu'il essuyait, se mit à sourire et se caressa le menton en faisant briller la bague qu'il avait au doigt.
—De quoi riez-vous? lui dit la comtesse de Vaudremont.
—De l'insuccès de ce pauvre colonel, qui vient de faire un pas de clerc...
—Je vous avais prié d'ôter votre bague, reprit la comtesse en l'interrompant.
—Je ne l'ai pas entendu.
—Si vous n'entendez rien ce soir, vous savez voir tout, monsieur le baron, répondit madame de Vaudremont d'un air piqué.
—Voilà un jeune homme qui montre un bien beau brillant, dit alors l'inconnue au colonel.
—Magnifique, répondit-il. Ce jeune homme est le baron Martial de la Roche-Hugon, un de mes plus intimes amis.
—Je vous remercie de m'avoir dit son nom, reprit-elle, il paraît fort aimable.