—Dites à monsieur le capitaine Paz que je désire lui parler.

—Si vous croyez apprendre quelque chose ainsi!... dit en souriant le comte Adam.

Il n'est pas inutile de faire observer qu'Adam et Clémentine, mariés au mois de décembre 1835, étaient allés, après avoir passé l'hiver à Paris, en Italie, en Suisse et en Allemagne pendant l'année 1836. Revenue au mois de novembre, la comtesse reçut pour la première fois pendant l'hiver qui venait de finir, et s'aperçut bien de l'existence quasi-muette, effacée, mais salutaire d'un factotum dont la personne paraissait invisible, ce capitaine Paz (Paç), dont le nom se prononce comme il est écrit.

—Monsieur le capitaine Paz prie madame la comtesse de l'excuser, il est aux écuries, et dans un costume qui ne lui permet pas de venir à l'instant; mais une fois habillé, le comte Paz se présentera, dit le valet de chambre.

—Que faisait-il donc?

—Il montrait comment doit se panser le cheval de madame, que Constantin ne brossait pas à sa fantaisie, répondit le valet de chambre.

La comtesse regarda son domestique: il était sérieux et se gardait bien de commenter sa phrase par le sourire que se permettent les inférieurs en parlant d'un supérieur qui leur paraît descendu jusqu'à eux.

—Ah! il brossait Cora.

—Madame la comtesse ne monte-t-elle pas à cheval ce matin?

Le valet de chambre s'en alla sans réponse.