—Il avait l'air agité?...
—Oui, dam! il m'a paru tout chose.
—Envoyez chercher mon greffier par un de vos hommes, dit Lousteau-Prangin au lieutenant, et qu'il vienne avec des mandats de...
—Mon Dieu! ne vous pressez pas, dit monsieur Hochon. L'agitation de ce jeune homme est explicable autrement que par la préméditation d'un crime: il part aujourd'hui pour Paris, à cause d'une affaire où Gilet et mademoiselle Flore Brazier avaient suspecté sa probité.
—Oui, l'affaire des tableaux, dit monsieur Mouilleron. Ce fut hier le sujet d'une querelle fort vive, et les artistes ont, comme on dit, la tête bien près du bonnet.
—Qui, dans tout Issoudun, avait intérêt à tuer Maxence? demanda Lousteau. Personne; ni mari jaloux, ni qui que ce soit, car ce garçon n'a jamais fait de tort à quelqu'un.
—Mais que faisait donc monsieur Gilet à quatre heures et demie dans les rues d'Issoudun? dit monsieur Hochon.
—Tenez, monsieur Hochon, laissez-nous faire notre métier, répondit Mouilleron, vous ne savez pas tout: Max a reconnu votre peintre...
En ce moment, une clameur partit du bout de la ville et grandit en suivant le cours de la Grande-Narette, comme le bruit d'un coup de tonnerre.
—Le voilà!... le voilà! il est arrêté!...