—Et mon plus vif désir est de quitter Issoudun, où cependant je laisse ma seule amie, répondit Agathe en prenant et baisant la main de madame Hochon. Et quand vous reverrai-je?...
—Ah! ma petite, nous ne nous reverrons plus que là-haut!... Nous avons, lui dit-elle à l'oreille, assez souffert ici-bas pour que Dieu nous prenne en pitié.
Un instant après, quand monsieur Mouilleron eut causé avec Max, Gritte étonna beaucoup madame et monsieur Hochon, Agathe, Joseph et Adolphine, en annonçant la visite de monsieur Rouget. Jean-Jacques venait dire adieu à sa sœur et lui offrir sa calèche pour aller à Bourges.
—Ah! vos tableaux nous ont fait bien du mal! lui dit Agathe.
—Gardez-les, ma sœur, répondit le bonhomme qui ne croyait pas encore à la valeur des tableaux.
—Mon voisin, dit monsieur Hochon, nos meilleurs amis, nos plus sûrs défenseurs sont nos parents, surtout quand ils ressemblent à votre sœur Agathe et à votre neveu Joseph!
—C'est possible! répondit le vieillard hébété.
—Il faut penser à finir chrétiennement sa vie, dit madame Hochon.
—Ah! Jean-Jacques, fit Agathe, quelle journée!
—Acceptez-vous ma voiture? demanda Rouget.