Sur les pas du grand Empereur.

Rien de plus délicat que la peinture des adieux de l'Espagnole et du capitaine d'artillerie normand qui, dans le délire d'une passion rendue avec un sentiment digne de Byron, exigeait de Paquita une promesse de fidélité absolue, dans la cathédrale de Rouen, à l'autel de la Vierge, qui

Quoique vierge est femme, et jamais ne pardonne

Aux traîtres en serments d'amour.

Une grande portion du poème était consacrée à la peinture des souffrances de Paquita seule dans Rouen, attendant la fin de la campagne; elle se tordait aux barreaux de ses fenêtres en voyant passer de joyeux couples, elle contenait l'amour dans son cœur avec une énergie qui la dévorait, elle vivait de narcotiques, elle se dépensait en rêves!

Elle faillit mourir, mais elle fut fidèle.

Quand son soldat fut de retour,

A la fin de l'année il retrouva la belle

Digne encor de tout son amour.

Mais lui, pâle et glacé par la froide Russie