—Mais, papa, je ne te comprends pas.
—Virginie, un fiacre, cria César d’une voix retentissante quand il eut fait sa barbe et que le timide Popinot parut en traînant le pied à cause de Césarine.
L’amoureux ne s’était pas encore aperçu que son infirmité n’existait plus pour sa maîtresse. Délicieuse preuve d’amour que les gens à qui le hasard inflige un vice corporel quelconque peuvent seuls recueillir.
—Monsieur, dit-il, la presse pourra manœuvrer demain.
—Eh! bien, qu’as-tu, Popinot? demanda César en voyant rougir Anselme.
—Monsieur, c’est le bonheur d’avoir trouvé une boutique, arrière-boutique, cuisine et des chambres au-dessus et des magasins pour douze cents francs par an, rue des Cinq-Diamants.
—Il faut obtenir un bail de dix-huit ans, dit Birotteau. Mais allons chez monsieur Vauquelin, nous causerons en route.
César et Popinot montèrent en fiacre aux yeux des commis étonnés de ces exorbitantes toilettes et d’une voiture anormale, ignorants qu’ils étaient des grandes choses méditées par le maître de la Reine des Roses.
—Nous allons donc savoir la vérité sur les noisettes, se dit le parfumeur.
—Des noisettes? dit Popinot.