—Oui, dit-il enfin.

Anselme fit un indicible geste pour prendre la main de Césarine, qui la lui tendit, et il la baisa.

—Vous consentez aussi? demanda-t-il à Césarine.

—Oui, dit-elle.

—Je suis donc enfin de la famille, j’ai le droit de m’occuper de ses affaires, dit-il avec une expression bizarre.

Anselme sortit précipitamment pour ne pas montrer une joie qui contrastait trop avec la douleur de son patron. Anselme n’était pas précisément heureux de la faillite, mais l’amour est si absolu, si égoïste! Césarine elle-même sentait en son cœur une émotion qui contrariait son amère tristesse.

—Puisque nous y sommes, dit Pillerault à l’oreille de Césarine, frappons tous les coups.

Madame Birotteau laissa échapper un signe de douleur et non d’assentiment.

—Mon neveu, dit Pillerault en s’adressant à César, que comptes-tu faire?

—Continuer le commerce.