—De vous trouver chez lui ce matin, à onze heures et demie, pour me donner quittance du paiement intégral de votre créance?...
—Ah! c’est différent, asseyez-vous donc là, monsieur Birotteau, mangez donc un morceau avec nous...
—Faites-nous le plaisir de partager notre déjeuner, dit madame Lourdois.
—Ça va donc bien? lui demanda le gros Lourdois.
—Non, monsieur, il a fallu déjeuner tous les jours avec une flûte à mon bureau pour amasser quelque argent, mais avec le temps j’espère réparer les dommages faits à mon prochain.
—Vraiment, dit le peintre en avalant une tartine chargée de pâté de foie gras, vous êtes un homme d’honneur.
—Et que fait madame Birotteau? dit madame Lourdois.
—Elle tient les livres et la caisse chez monsieur Anselme Popinot.
—Pauvres gens, dit madame Lourdois à voix basse à son mari.
—Si vous aviez besoin de moi, mon cher monsieur Birotteau, venez me voir, dit Lourdois, je pourrais vous aider...