—Notre commerce le plus pressé dans ce moment était de songer à la place de monsieur de La Billardière.
Ils se trouvaient alors à la hauteur du Palais-Royal dans la rue Saint-Honoré, Dutocq les salua et les aborda.
—Monsieur, dit-il à Baudoyer, si je puis vous être utile en quelque chose dans les circonstances où vous vous trouvez, disposez de moi, car je ne vous suis pas moins dévoué que monsieur Godard.
—Une semblable démarche est au moins consolante, dit Baudoyer, on a l’estime des honnêtes gens.
—Si vous daignez employer votre influence pour me placer auprès de vous comme Sous-chef en prenant Bixiou pour votre Chef, vous feriez la fortune de deux hommes capables de tout pour votre élévation.
—Vous raillez-vous de nous, monsieur? dit Saillard en faisant de gros yeux bêtes.
—Loin de moi cette pensée, dit Dutocq. Je viens de l’imprimerie du journal y porter, de la part de monsieur le Secrétaire-général, le mot sur monsieur de La Billardière. L’article que j’y ai lu m’a donné la plus haute estime pour vos talents. Quand il faudra achever le Rabourdin, je puis donner un fier coup de hache, daignez vous en souvenir.
Dutocq disparut.
—Je veux être pendu si j’y comprends un mot, dit le caissier en regardant Baudoyer dont les petits yeux annonçaient une stupéfaction singulière. Il faudra faire acheter le journal ce soir.
Quand Saillard et son gendre entrèrent dans le salon du rez-de-chaussée, ils y trouvèrent un grand feu, madame Saillard, Élisabeth, monsieur Gaudron, et le curé de Saint-Paul. Le curé se tourna vers monsieur Baudoyer, à qui sa femme fit un signe d’intelligence peu compris.