Madame la comtesse, reprit Saillard en se levant et regardant sa femme avec un sourire agréable.

—Jésus! Saillard es-tu drôle comme ça! Mais, mon fils, prends donc garde, tu la feras rire, c’te femme!

Madame la comtesse... Suis-je mieux? dit-il en regardant sa femme.

—Oui, mon poulet.

La place de feu le digne monsieur La Billardière est vacante; mon gendre, monsieur Baudoyer....

Homme de talent et de haute piété, souffla Gaudron.

—Écris, Baudoyer, cria le père Saillard, écris la phrase.

Baudoyer prit naïvement une plume et écrivit sans rougir son propre éloge, absolument comme eussent fait Nathan ou Canalis en rendant compte d’un de leurs livres.

Madame la comtesse... Vois-tu, ma mère, dit Saillard à sa femme, je suppose que tu es la femme du ministre.

—Me prends-tu pour une bête? je le devine bien, répondit-elle.