—Bah! mon fils, un peu de morale ne gâte rien. C’est le sel de la vie pour nous autres, comme le vice pour les dévots. Voyons, avez-vous été généreux? Vous avez payé ses dettes...
—Ui! dit piteusement le baron.
—C’est bien. Vous avez dégagé ses effets, c’est mieux; mais convenez-en!... ce n’est pas assez: ça ne lui donne encore rien à frire, et ces créatures aiment à flamber...
—Che lui brebare eine sirbrise, rie Sainte-Chorche... Elle le said... dit le baron. Mais che ne feux bas èdre ein chopart.
—Eh! bien, quittez-la...
—Chai beur qu’elle ne me laisse hâler, s’écria le baron.
—Et nous en voulons pour notre argent, mon fils, répondit Asie. Écoutez. Nous en avons carotté de ces millions au public, mon petit! On dit que vous en possédez vingt-cinq. (Le baron ne put s’empêcher de sourire.)—Eh! bien, il faut en lâcher un...
—Che le lâgerais pien, répondit le baron, mais che ne l’aurais bas plidôt lâgé qu’on en temandera un segond.
—Oui, je comprends, répondit Asie, vous ne voulez pas dire B, de peur d’aller jusqu’au Z. Esther est honnête fille cependant...
—Drès-honêde file! s’écria le banquier; ele feud pien s’eczéguder, mais gomme on s’aguide t’eine tedde.