—Tiens, dit Fougères, prends ma place pendant que je vais écrire.

Vervelle roula jusqu’à la table et s’approcha de l’oreille de Grassou.

—Mais ce pacant-là va tout gâter, dit le marchand.

—S’il voulait faire le portrait de votre Virginie, il vaudrait mille fois le mien, répondit Fougères indigné.

En entendant ce mot, le bourgeois opéra doucement sa retraite vers sa femme stupéfaite de l’invasion de la bête féroce, et assez peu rassurée de la voir coopérant au portrait de sa fille.

—Tiens, suis ces indications, dit Bridau en rendant la palette et prenant le billet. Je ne te remercie pas! je puis retourner au château de d’Arthez à qui je peins une salle à manger et où Léon de Lora fait les dessus de porte, des chefs-d’œuvre. Viens nous voir!

Il s’en alla sans saluer, tant il en avait assez d’avoir regardé Virginie.

—Qui est cet homme? demanda madame Vervelle.

—Un grand artiste, répondit Grassou.

Un moment de silence.