—Parbleu, le ressort qu’il faut pousser pour arrêter la machine, dit Florine.

—Jouez-vous vingt francs la fiche?... dit Lucien.

Ie ioue tot ce que vos vodrez peirdre...

—Est-il fort?... dit Esther à Lucien, ils le prennent tous pour un Anglais!...

Du Tillet, Nucingen, Peyrade et Rastignac se mirent à une table de wisk. Florine, madame de Val-Noble, Esther, Blondet, Bixiou restèrent autour du feu à causer. Lucien passa le temps à feuilleter un magnifique ouvrage à gravures.

—Madame est servie, dit Paccard dans une magnifique tenue.

Peyrade fut mis à gauche de Florine et flanqué de Bixiou à qui Esther avait recommandé de faire boire outre mesure le Nabab en le défiant. Bixiou possédait la propriété de boire indéfiniment. Jamais, dans toute sa vie, Peyrade n’avait vu pareille splendeur, ni goûté pareille cuisine, ni vu de si jolies femmes.

—J’en ai ce soir pour les mille écus que me coûte déjà la Val-Noble, pensa-t-il, et d’ailleurs je viens de leur gagner mille francs.

—Voilà un exemple à suivre, lui cria madame de Val-Noble qui se trouvait à côté de Lucien et qui montra par un geste les magnificences de la salle à manger.

Esther avait mis Lucien à côté d’elle et lui tenait le pied entre les siens sous la table.