Il y a quelque chose.

DUTOCQ (continuant).

Il faudrait représenter Rabourdin habillé en boucher, mais bien ressemblant, chercher des analogies entre un bureau et une cuisine, lui mettre à la main un tranche-lard, peindre les principaux employés des ministères en volailles, les encager dans une immense souricière sur laquelle on écrirait: Exécutions administratives, et il serait censé leur couper le cou un à un. Il y aurait des oies, des canards à têtes conformées comme les nôtres, des portraits vagues, vous comprenez! il tiendrait un volatile à la main, Baudoyer, par exemple, fait en dindon.

BIXIOU.

Ris d’aboyeur d’oie! (Il a regardé pendant long-temps Dutocq.) Vous avez trouvé cela, vous?

DUTOCQ.

Oui, moi.

BIXIOU (se parlant à lui-même).

Les sentiments violents conduiraient-ils donc au même but que le talent? (A Dutocq.) Mon cher, je ferai cela... (Dutocq laisse échapper un mouvement de joie) quand (point d’orgue) je saurai sur quoi m’appuyer; car si vous ne réussissez pas, je perds ma place, et il faut que je vive. Vous êtes encore singulièrement bon enfant, mon cher collègue!

DUTOCQ.