—Bon Dieu! bon Dieu! s’écria Violette, qui vous a délié la langue? vous n’en avez jamais tant dit.

—Croyez-vous que je me laisse espionner sans m’en apercevoir? Vous n’êtes pas du bon côté, mon père Violette. Si, au lieu de servir ceux qui m’en veulent, vous étiez pour moi, je ferais mieux pour vous que de vous renouveler votre bail...

—Quoi encore? dit le paysan avide en ouvrant de grands yeux.

—Je vous vendrais mon bien à bon marché.

—Il n’y a point de bon marché quand faut payer, dit sentencieusement Violette.

—Je veux quitter le pays, et je vous donnerai ma ferme du Mousseau, les bâtiments, les semailles, les bestiaux, pour cinquante mille francs.

—Vrai!

—Ça vous va?

—Dame, faut voir.

—Causons de ça... Mais je veux des arrhes.